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De l'hygiène menstruelle à la justice menstruelle : Les promesses et les limites de la décision historique de l'Inde
Dans un arrêt historique rendu le 30 janvier 2026, la Cour suprême de l'Inde a déclaré que la santé menstruelle faisait partie intégrante des droits fondamentaux individuels, faisant de l'Inde le seul pays au monde à garantir constitutionnellement la santé menstruelle.[1]. L'arrêt s'appuie sur une jurisprudence bien établie en vertu des articles 14, 15, 21 et 47 de la Constitution pour situer la question de la gestion des menstruations dans le cadre des garanties de dignité, d'égalité et d'accès substantiel aux droits.[2] Reconnaissant les preuves substantielles liant les menstruations à des taux plus élevés d'absentéisme et d'abandon scolaire chez les adolescentes, ainsi que la stigmatisation, les risques pour la santé et le renforcement de l'inégalité entre les sexes, la Cour a recadré la gestion de l'hygiène menstruelle comme une obligation constitutionnelle de l'État à travers deux points d'entrée constitutionnels critiques : le droit à l'éducation et le droit à la santé.
Tout d'abord, la Cour a ancré le MHM dans le droit à l'éducation, en précisant que cette garantie s'étend au-delà de la simple existence des écoles pour “ [ ?“une participation significative, continue et non discriminatoire"[3]. Dans cette optique, l'absence de toilettes fonctionnelles et séparées par sexe, de produits menstruels, de systèmes d'élimination sûrs et d'environnements favorables constitue un obstacle structurel à l'accès des filles à l'éducation. Deuxièmement, la Cour a fondé le droit à la santé sur l'article 21, lu en parallèle avec l'article 47 (qui impose à l'État l'obligation d'améliorer la santé publique), en le reliant à la santé génésique et à l'autonomie corporelle. Elle reconnaît que l'accès insuffisant aux produits menstruels et à des installations sanitaires sûres contraint les filles à des pratiques non hygiéniques et les expose à des risques sanitaires évitables et au harcèlement.
S'appuyant sur ce raisonnement, la Cour a émis une série de directives ambitieuses à l'intention de tous les États et territoires de l'Union, imposant notamment (a) la mise à disposition de toilettes fonctionnelles, accessibles et séparées par sexe dans chaque école privée et publique, (b) la fourniture gratuite et régulière de serviettes hygiéniques biodégradables dans chaque école privée et publique, (c) l'intégration dans les programmes scolaires d'une éducation sur les menstruations et les problèmes de santé connexes qui tienne compte des spécificités des hommes et des femmes.
L'arrêt est remarquable pour un certain nombre de raisons. Tout d'abord, il reconnaît explicitement certaines formes d'intersectionnalité. La Cour a reconnu que le genre ne fonctionne pas comme un axe autonome de désavantage lorsqu'il s'agit des menstruations, mais qu'il s'entrecroise avec la pauvreté[4] et le handicap[5] d'aggraver l'exclusion. Ce faisant, elle va au-delà d'une approche unique et affirme une approche fondée sur une justice substantielle qui prête attention à des besoins différenciés. Deuxièmement, et peut-être tout aussi important, la Cour reconnaît que la vie privée, la dignité et l'autonomie corporelle sont des résultats directement liés à la disponibilité et à l'accès à des infrastructures et à des produits adaptés aux menstruations. Troisièmement, la Cour a reconnu l'importance de briser la stigmatisation et le tabou associés à la santé menstruelle en recommandant l'incorporation d'un programme d'enseignement sensible au genre, qui aborde la menstruation, la puberté et d'autres questions de santé connexes, ainsi que l'engagement des hommes et des garçons pour lutter contre la stigmatisation et favoriser la prise de conscience afin de démanteler le mythe selon lequel la menstruation n'est qu'un ‘problème de fille’. Enfin, la Cour a également défini une architecture claire pour la responsabilité, y compris la surveillance des institutions gérées par le secteur privé, qui sont souvent laissées à l'écart de la conversation politique.
Ces aspects de l'arrêt sont importants pour lutter contre les inégalités profondes en matière de santé menstruelle en Inde. Cependant, de nouvelles études démontrent que la discrimination menstruelle ne se manifeste pas uniquement par un manque d'accès aux produits de base ou à des infrastructures inadéquates, bien que ces déficits aient des effets en cascade significatifs sur la fréquentation de l'école[6], la participation à la vie active[7], et l'inclusion sociale au sens large.
Pour faire progresser de manière significative l'équité menstruelle, il est donc nécessaire de passer d'un cadre étroit de santé menstruelle à un cadre fondé sur la dignité menstruelle. Le cadre de la dignité menstruelle s'attaque aux facteurs structurels de discrimination qui façonnent fondamentalement l'expérience vécue de la menstruation, tels que l'inégalité entre les sexes, l'injustice économique et l'inégalité environnementale, pour n'en citer que quelques-uns. Cette approche est défendue depuis longtemps dans les pays du Sud, de l'Amérique latine à l'Asie, et sous-tend la stratégie de l'Union européenne en matière de dignité menstruelle. Projet Sang pour Sang sous l'égide de Fòs Feminista.
Un cadre de dignité et de justice menstruelles :
- Permet aux femmes, aux jeunes filles et aux personnes de sexe différent qui ont leurs règles de le faire sans discrimination et sans craindre la stigmatisation, la honte ou les tabous nuisibles qui limitent leur participation à la vie publique, à l'éducation et à l'économie.
- Tient compte des besoins divers et croisés des communautés menstruées, en reconnaissant comment le handicap, la caste, la classe, la géographie, le statut migratoire, l'identité de genre et les caractéristiques sexuelles déterminent l'accès à l'information, aux installations et aux soins.
- Garantir l'accès à une gamme variée de produits menstruels sûrs, abordables et respectueux de l'environnement, en favorisant l'autonomie corporelle, le choix éclairé et la durabilité à long terme, plutôt qu'en imposant des solutions uniformes.
L'adoption de ce point de vue révèle des lacunes importantes dans le jugement.
L'arrêt ne entièrement affronter les barrières comportementales, sociales et informationnelles qui façonnent les pratiques menstruelles. En Inde, les interventions en matière d'hygiène menstruelle ont été fortement axées sur les produits et les infrastructures[8], Le jugement s'inscrit également dans ce paradigme. Données de l'enquête nationale sur la santé des familles (NFHS-5)[9] montre que malgré l'existence de programmes de distribution de serviettes hygiéniques, l'utilisation réelle reste inégale, ce qui prouve que la distribution de produits et la construction d'infrastructures ne suffisent pas à garantir une utilisation efficace. Même lorsqu'il existe une recommandation pour la mobilisation des “les médias sociaux, la presse écrite, la publicité à la radio, la publicité à la télévision, la publicité au cinéma et la publicité extérieure."[10] il semble qu'il s'agisse avant tout de sensibiliser à la disponibilité des produits de base plutôt que de promouvoir un changement normatif à grande échelle.
Deuxièmement, le mandat de la Cour centré sur l'école est intrinsèquement limité, car il rend effectivement invisibles les besoins des adolescents non scolarisés, dont beaucoup appartiennent aux communautés les plus marginalisées de l'Inde. Les adolescents, en particulier les adolescentes, issus des Dalits, des castes répertoriées (SC), des tribus répertoriées (ST), des minorités ethniques et des minorités ethniques sont les plus vulnérables.[11], et les communautés de tribus nomades et notifiées (DNDT)[12] sont touchés de manière disproportionnée par l'exclusion scolaire. En outre, les adolescents migrants, en particulier ceux qui sont engagés dans le travail saisonnier, sont plus exposés à l'exclusion scolaire que les autres.[13], d'adolescentes qui abandonnent le mariage précoce[14], Les enfants et les adolescents qui vivent dans des camps de déplacés ou des camps de secours ne sont souvent pas scolarisés.[15], Cela signifie qu'elles n'ont pas accès aux interventions en matière d'hygiène menstruelle en milieu scolaire. En se concentrant presque exclusivement sur les écoles, l'arrêt risque de priver ces groupes d'adolescents d'un soutien significatif, de renforcer les inégalités existantes et de compromettre l'universalité de son objectif.
Troisièmement, les efforts pour s'attaquer au tabou et à la stigmatisation semblent largement limités aux révisions recommandées du programme scolaire NCERT. Cette approche suppose que les éducateurs eux-mêmes sont exempts des stigmates sociaux profondément enracinés qui entourent la menstruation, une hypothèse qui est contredite par les études existantes en Inde[16]. Elle suppose en outre que la mise en œuvre de programmes d'éducation à l'école suffit à fournir aux élèves des informations complètes et à modifier des normes sociales largement répandues, une autre idée qui a également été remise en question[17]. Pour faire progresser l'équité menstruelle, il faudra une éducation soutenue, complète et fondée sur les droits, qui aille au-delà de la réforme des programmes scolaires. Ces efforts doivent explicitement s'attaquer à la stigmatisation et aux tabous, promouvoir l'égalité des sexes et fournir des informations précises et complètes sur l'ensemble des besoins en matière de santé menstruelle, y compris la diversité des produits menstruels, les options de gestion de la douleur, la reconnaissance et le traitement des troubles menstruels (tels que l'endométriose, le SOPK et la dysménorrhée) et les voies de soins accessibles disponibles tout au long de la vie. Il est essentiel que ces informations ne soient pas réservées aux classes ou aux adolescents. Elle doit être accessible à tous, y compris aux parents, aux soignants, aux enseignants, aux prestataires de soins de santé, aux responsables communautaires et aux décideurs politiques, et adaptée à toutes les étapes de la vie, de la ménarche à la périménopause et au-delà. Une telle approche garantit que la menstruation n'est pas considérée comme un sujet éducatif ponctuel, mais comme un aspect permanent de la santé, de la dignité et de l'autonomie corporelle qui nécessite un soutien continu et une responsabilité institutionnelle.
Quatrièmement, en dépit de sa forte analyse intersectionnelle du genre, du handicap et de la pauvreté, l'arrêt reste silencieux sur plusieurs autres axes de vulnérabilité qui aggravent l'inégalité menstruelle dans le contexte indien, tels que la religion et la caste, par exemple[18]. Une lacune particulièrement flagrante est le silence sur les besoins des personnes ayant des identités de genre et des caractéristiques sexuelles diverses qui ont leurs règles. L'inégalité menstruelle est implicitement présentée comme un problème auquel sont confrontées les adolescentes, ce qui renforce une compréhension cis-normative de la menstruation et néglige les personnes transgenres, non binaires et intersexuées qui ont leurs règles et sont confrontées à des formes distinctes de stigmatisation et d'exclusion liées à la menstruation. [19] Cette omission s'accorde mal avec l'accent mis par la Cour sur la dignité et l'autonomie corporelle.
Cinquièmement, l'arrêt considère également la santé menstruelle comme un problème essentiellement lié à l'adolescence, en se concentrant sur la gestion efficace des menstruations pendant les années scolaires afin d'éviter de futurs problèmes de santé génésique et en fournissant des informations aux adolescentes scolarisées. Une approche centrée sur la dignité adopterait plutôt une perspective de cycle de vie, reconnaissant les menstruations et leur absence comme des questions qui façonnent la vie des femmes, des filles et des personnes de sexe différent à tous les âges, et pas seulement pendant la scolarité. Par exemple, le jugement aurait pu reconnaître de manière plus significative les façons complexes dont les menstruations influencent la participation au marché du travail[20] et la prise de décision en matière de reproduction[21] en Inde, en particulier au sein d'un écosystème politique peu développé qui se concentre presque exclusivement sur le congé menstruel.
Sixièmement, la Cour a manqué une occasion de promouvoir une plus large gamme d'options de gestion des menstruations, y compris des produits réutilisables, en se concentrant sur les “serviettes hygiéniques oxo-biodégradables” à usage unique et jetables. Même si elles sont distribuées gratuitement dans les écoles, l'accent mis sur un seul type de produit risque de restreindre le choix et de ne pas tenir compte de la diversité des besoins, des préférences et des conditions de vie des personnes qui ont leurs menstruations. En outre, dans le contexte indien, où l'accès à l'eau, à l'assainissement et aux systèmes de gestion des déchets varie considérablement d'une région à l'autre, et où la durabilité environnementale est une préoccupation politique de plus en plus urgente, il est insuffisant de mettre l'accent sur les produits menstruels à usage unique plutôt que sur une gamme de produits menstruels sûrs et durables.
Enfin, malgré l'accent mis sur la responsabilité dans les directives, l'arrêt ne dit rien sur la nécessité d'allocations budgétaires réservées pour soutenir les interventions prévues. Chaque élément décrit, de l'élargissement de l'accès aux produits menstruels à la garantie d'une éducation inclusive, en passant par le renforcement des infrastructures et la lutte contre la stigmatisation, dépend d'un financement public durable et prévisible. Si l'on ne sait pas si ces mesures seront soutenues par de nouvelles ressources ou absorbées dans les budgets déjà surchargés alloués aux programmes existants, les directives de la décision risquent de rester ambitieuses. Dans le même temps, il pourrait s'agir d'une opportunité de mettre en place des modèles de financement innovants, en s'appuyant sur des financements mixtes, des partenariats public-privé et des capitaux philanthropiques catalytiques, afin de financer durablement les initiatives en faveur de la dignité menstruelle tout en renforçant les cadres de financement de la santé publique à long terme.
En gardant ces critiques à l'esprit, la réalisation d'une équité substantielle en matière de santé menstruelle nécessitera une approche multisectorielle allant au-delà du système éducatif, tirant parti des infrastructures de santé communautaire telles que les ASHA, les Anganwadis, les centres de soins de santé primaires et s'intégrant à des programmes tels que le Rashtriya Kishor Swasthya Karyakram (RKSK), tout en impliquant activement les institutions Panchayati Raj et les organes locaux urbains, ainsi que les bureaux de justice sociale pour atteindre les populations marginalisées et non scolarisées. L'équité menstruelle nécessitera également l'engagement d'acteurs de l'écosystème au-delà des enseignants et des parents et devra impliquer les prestataires de soins de santé, les intervenants de première ligne, les organisations communautaires, les groupes d'entraide, les médias, etc.
En ce sens, l'arrêt, bien que novateur, ne va pas jusqu'à la réorganisation structurelle plus radicale que son propre raisonnement aurait pu soutenir. Il garantit la gestion de l'hygiène menstruelle dans le cadre du langage des droits, mais n'embrasse pas pleinement le projet plus large de la dignité menstruelle. Néanmoins, en tant que première garantie constitutionnelle de la santé menstruelle au niveau mondial, elle fournit une base normative puissante sur laquelle la société civile, les communautés et les décideurs politiques peuvent s'appuyer pour rapprocher l'Inde d'une vision intersectionnelle et durable de l'équité menstruelle.
Auteurs :
Swetha Sridhar (Fos Feminista), Kemi Akinfaderin (Fos Feminista), Dr. Suchitra Dalvie (obstétricienne et gynécologue), Prabhleen Tuteja (The YP Foundation), et Sonal Soni (The YP Foundation).
Notes de bas de page:
[1] Bien que plusieurs pays, tels que le Botswana, la Colombie, l'Irlande, le Japon, le Kenya, l'Écosse et l'Afrique du Sud, entre autres, aient adopté des mesures juridiques ou politiques concernant l'équité menstruelle, telles que la fourniture gratuite de produits ou le congé menstruel, aucun autre pays n'a, à ce jour, explicitement inscrit la santé menstruelle parmi les droits protégés par la Constitution.
[2] Dr. Jaya Thakur c. Gouvernement de l'Inde & Ors, (2026), INSC97. https://api.sci.gov.in/supremecourt/2022/35023/35023_2022_7_1502_68117_Judgement_30-Jan-2026.pdf
[3] Supra, à 39 ans
[4] Supra, à 65 ans
[5] Supra, à 59
[6] Sivakami, M., Van Eijk, A. M., Thakur, H., et al. (2018). Effet de la menstruation sur les filles et leur scolarité, et facilitateurs de la gestion de l'hygiène menstruelle dans les écoles : enquêtes dans les écoles publiques de trois États de l'Inde, 2015. Journal de la santé mondiale, 9(1), 010408. https://doi.org/10.7189/jogh.09.010408
[7] Manhas, P. (2024). L'influence des symptômes menstruels sur la productivité au travail des femmes. Revue internationale de psychologie indienne, 12(3). https://www.ijip.in
[8] Saxena, T. (2025). Des écoles aux communautés : Un examen critique des politiques indiennes en matière de santé menstruelle. Fondation de recherche sur les politiques sociales en Inde (SPRF India). https://sprf.in/from-schools-to-communities-a-critical-review-of-indias-menstrual-health-policies/
[9] Institut international des sciences de la population (IIPS) et ICF. 2021. Enquête nationale sur la santé des familles (NFHS-5), 2019-21 : Inde : Volume I. Mumbai : IIPS. https://dhsprogram.com/pubs/pdf/FR375/FR375.pdf
[10] Supra, à 173(iii).
[11] Bhagavatheeswaran, L., et al. (2016). The barriers and enablers to education among scheduled caste and scheduled tribe adolescent girls in northern Karnataka, South India : A qualitative study. Revue internationale du développement de l'éducation, 49, 262-270. https://doi.org/10.1016/j.ijedudev.2016.04.004
[12] Kendre, R. (2025, 10 décembre). Pourquoi les communautés NT-DNT sont-elles toujours exclues de l'éducation ? | IDR. Revue du développement de l'Inde. https://idronline.org/article/inequality/why-are-nt-dnt-communities-still-excluded-from-education/
[13] Ralli, S. (2025, 19 décembre). L'éducation en mouvement : S'attaquer à la crise cachée des enfants migrants en Inde. AIF. https://aif-india.org/education-in-motion-addressing-the-hidden-crisis-of-migrant-children-in-india-2/
[14] Yadav, R., Dhillon, P., Kujur, A., et al (2022). Association entre l'abandon scolaire, les mariages précoces, la procréation et la santé mentale des femmes au début de l'âge adulte : Evidence from a cohort study in Bihar, India. Revue internationale d'études démographiques, 8(1), 27-39. https://doi.org/10.18063/ijps.v8i1.1280
[15] IDMC, IMPACT Initiatives, Consortium pour les enfants des rues et PLAN International. (2020). Devenir un adulte dans un contexte de déplacement interne : Chiffres clés, défis et opportunités pour les jeunes déplacés internes. https://api.internal-displacement.org/sites/default/files/publications/documents/internally_displaced_youth_final.pdf
[16] Sharma, S., Mehra, D., Brusselaers, N., et al. (2020). Préparation à l'hygiène menstruelle dans les écoles en Inde : A Systematic Review and Meta-Analysis of System-and Policy-Level Actions. Journal international de la recherche environnementale et de la santé publique, 17(2), 647. https://doi.org/10.3390/ijerph17020647
[17] Muralidharan, A. (2017). Programme complet de santé menstruelle dans les écoles en Inde. WaterAid. https://washmatters.wateraid.org/blog/comprehensive-programming-for-menstrual-health-in-schools-in-india
[18] Institut international des sciences de la population (IIPS) et ICF. 2021. Enquête nationale sur la santé des familles (NFHS-5), 2019-21 : Inde : Volume I. Mumbai : IIPS. https://dhsprogram.com/pubs/pdf/FR375/FR375.pdf
[18] Supra, à 173(iii).
[19] Tibrewala, M. (2024). Transgender persons and structural intersectionality : Towards menstrual justice for all menstruators in India. Journal indien d'éthique médicale, 9(2), 142-146. https://doi.org/10.20529/ijme.2024.015
[20] Jha, M. (2025). Left Behind : The Women Missing from India's Period Leave Conversation - The Wire. Le fil d'Ariane. https://thewire.in/labour/left-behind-the-women-missing-from-indias-period-leave-conversation
[21] Parent, D. et Kumar, R. (2025). Outrage aux travailleuses de la canne à sucre en Inde qui sont encore ‘poussées’ à subir des hystérectomies. The Guardian. https://www.theguardian.com/global-development/2025/jun/12/outrage-as-sugar-cane-workers-in-india-still-being-pushed-into-having-hysterectomies