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Fòs Feminista salue la décision d'ajouter le droit à l'avortement au projet de constitution du Chili

Le 15 mars, une majorité de la Convention constitutionnelle chilienne a approuvé l'inclusion d'un article qui protégerait le droit à l'avortement. Cela ferait du Chili le premier pays d'Amérique latine à intégrer directement dans sa Constitution un langage relatif à l'avortement.

L'inscription de ce droit dans la nouvelle constitution chilienne n'ouvrira pas immédiatement la possibilité pour les femmes et les personnes enceintes d'interrompre leurs grossesses, car le texte, une fois entièrement rédigé, devra être approuvé par la majorité de la population lors d'un référendum. Par la suite, le congrès chilien devrait approuver une loi qui permettrait l'exercice de l'avortement légal, au-delà des trois motifs actuellement reconnus dans le pays : risque pour la vie de la mère, non-viabilité du fœtus et viol.

En réponse à la décision de la Convention constitutionnelle chilienne, Giselle Carino, PDG de Fòs Feminista, a publié la déclaration suivante :

Cette avancée pour l'autonomie corporelle au Chili s'ajoute à la vague de victoires en Amérique latine qui a débuté avec la dépénalisation de l'avortement en Argentine fin 2020, suivie de la dépénalisation au Mexique en 2021, et de la décision de la Cour constitutionnelle de Colombie début 2022. Le rôle joué par la mobilisation féministe à travers la vague verte dans toutes ces victoires a été essentiel.

Si Fòs Feminista se réjouit de cette nouvelle avancée en matière de droits à l'avortement, elle reconnaît qu'il reste encore du travail à faire. Dans plusieurs États américains, nous constatons des reculs préoccupants en matière de droits à l'avortement. Malgré ces revers, les femmes, les filles et les personnes de genre divers sont à l'origine de changements sociaux et politiques dans toute la région, ce qui peindra sans aucun doute le continent en vert tôt ou tard.